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Jérome
- Mai 2007
Evoquer "mon" village dans les nuages
?
Arf ...
Tout commence comme dans un conte de fée
au début des années 80, début
de ma vie en somme ... le décor se plante
dans le séjour de mes parents. Je revois
encore le mobilier, le canapé confortable
aux coussins vieillissant ... la fenetre qui
donnait sur le grand jardin ou tronait le cerisier.
Tout comme Alice et son mirroir,
nous avions mon petit frere et moi une porte
vers l'imaginaire. Une lucarne mystérieuse
qui passait à heure précise de
l'écran noir à une fantasia de
couleurs. En effet, la télévision
nous offrait le plus beau des passeports vers
le reve... un aller simple pour "le village
dans les nuages".
A l'heure ou j'écris
ces quelques lignes, mes 32 bougies viennent
d'etre soufflées. Bien de drames, des
désillusions et des regrets ont rythmé
mes jours écoulés... l'age adulte
faisant son oeuvre. Et pourtant rien qu'à
l'idée de penser à cette époque
si jolie, je ressens tout au présent
: les fins de journées paisibles, mon
vieux cartable jeté au pied du lit, l'école
et son préau en bois, les odeurs plastifiées
des proteges cahiers, des tubes de colles et
autres ardoises magiques. Période d'insouciance
ou l'on croit que tout est vrai, possible, imaginable
et à ré-inventer.
Comme la madeleine de Proust,
les images de votre site ( tres bien conçu
) font renaitre en moi des tonnes de souvenirs
:
Des chansons poétiques
( " plume bleue, plume blanche les oiseaux
du dimanche savent me raconter, plumes roses,
plumes noires toutes sortes d'histoires je les
écoute émerveillée"
chantait la petite Nouka ... " main dans
la main, nous partirons sur des chemins faits
d'horizon qui s'ouvrent sur de grands jardins
ou tu joueras jusqu'à demain " berceuse
sur laquelle s'endormait Lilika )
Des personnages loufoques d'une
infinie tendresse vivant des histoires pronant
la différence, le respect, le rire &
le plaisir d'apprendre.
Des décors cocasses :
un pont de pierre, un ordinateur géant,
le visioglobe, des maisons aux toits de toutes
les couleurs ...
Le Magicien d'Oz confiait à
la fin du voyage initiatique de Dorothy une
phrase pleine de bon sens qui disait : "
nous allons chercher tres loin ce que l'on possède
au creux de la main " On aurait pu nous
décrocher la lune, nous couvrir de cadeaux
... le principal était là, chaque
soir, devant le poste de télévision
: les zabars.
Tout simplement, merci Monsieur
Izard.
Jérome
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