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Scribouilles
Fanfiction n°16

Je t'aime, moi non plus

François est assis sur sa chaise, dans le jardin, près de ses ballons. Le kiosque de Julie n’est pas encore ouvert. Casimir arrive en chantonnant.
Casimir Salut, François ! Julie est un peu en retard pour l’ouverture de son kiosque, on dirait…
François Le jour où Julie sera ponctuelle, tu pourras t’inquiéter pour sa santé.
Casimir Oh, François, tu n’es pas très sympa, là…
François De toutes façons, avec le capharnaüm qui règne dans son kiosque, qu’elle ouvre une demi-heure plus tôt ou plus tard, ça ne fait pas une grande différence.
Casimir Mais tais-toi, voyons, François ! Si Julie t’entendait…
Julie lève les stores et apparaît à l’intérieur de son kiosque.
Julie J’ai très bien entendu ce qu’a dit ce mufle pontifiant ! Et ça ne m’étonne pas de lui, d’ailleurs !
François Que tu aies entendu, je n’en doutais pas ! Ce qui m’étonne, en revanche, c’est que tu aies compris !
Casimir [interloqué] Euh, vous êtes sûrs d’avoir bien dormi, tous les deux ?!
Julie [à François] Et tu peux me regarder quand tu me parles ! C’est convenable de me tourner le dos, monsieur le gonfleur de ballons qui ne manque pas d’air ?!
Casimir Voyons, Julie…
Julie J’ai le droit de dire ce que je pense, Casimir, non ?! Que veux-tu, aujourd’hui, je craque… Je ne le supporte plus, ça fait des années qu’il me tape sur le système, Monsieur je-sais-tout, l’encyclopédie universelle !
François se lève brusquement de sa chaise.
François Elle commence à m’exaspérer sérieusement, la potiche godiche !
Julie Et toi, le petit prétentieux qui joue à l’homme parfait… Tu te prends pour Spirou ? Va t’acheter une panoplie de groom ! Ou des oreilles de Mickey, tiens, comme ça, tu auras au moins une chance d’amuser les enfants, pour la première fois de ta vie !
François Il est hors de question que je me laisse insulter par une danseuse de jardin, une espèce de Tcherina ratée reconvertie dans la vente de bonbons et limonades !
Casimir Mais enfin, arrêtez, vous êtes fous ou quoi ?! En principe, vous vous adorez !
François Ah mais oui, bien sûr, j’adore Julie… quand elle est en vacances à 300 kilomètres d’ici !
Julie Tu veux pas y partir, toi, en vacances ? Y a justement une fusée qui s’envole pour Jupiter dans une heure. Aller simple, bien entendu !
Casimir s’éloigne, complètement perturbé.
Casimir Oh là là, mais c’est épouvantable ! Il faut que je réunisse d’urgence un conseil extraordinaire !

L’intérieur de la maison de Casimir. Casimir est en compagnie d’Hippolyte et du facteur.
Le facteur Tu peux me répéter ça, Casimir ?
Casimir C’est comme je vous le dis, facteur : François et Julie se détestent.
Hippolyte Je ne peux pas le croire !
Casimir Moi non plus, cousin, je n’y aurais pas cru si on me l’avait raconté. Et pourtant…
Le facteur Pour sûr, c’est à n’y rien comprendre ! Ces deux-là ont toujours été les plus tendres complices de l’île.
Casimir Je le croyais aussi… Mais si vous aviez entendu les injures qu’ils se sont jetées à la tête ! Même avec Léonard, je n’ai jamais eu une aussi violente prise de bec !
Hippolyte Mais tu n’as pas de bec, cousin ! Tu n’as même pas de nez !
Casimir Non, Hippolyte, c’est une expression qui désigne une querelle. C’est comme dire « crêpage de chignon », si tu veux…
Hippolyte Mais tu n’as pas non plus de chignon ! Tu n’as même pas de cheveux !
Casimir Passons… J’aurais aimé que Monsieur du Snob et Mademoiselle Futaie soient là pour nous aider, mais ils sont partis à une exposition d’art moderne. Et vous, facteur, qu’en pensez-vous ?
Le facteur Tu sais, Casimir, il arrive que des tensions naissent entre les gens qui travaillent ensemble depuis longtemps. Ils accumulent des rancoeurs sans oser se l’avouer, et un beau jour, badaboum, tout ce qu’ils avaient intériorisé remonte et se déverse. Et là, ça fait mal !
Hippolyte Notre facteur est un fin spéléologue.
Casimir Psychologue serait plus juste, Hippolyte ! Mais j’avoue qu’il m’étonne… Je ne vous connaissais pas ce talent, facteur !
Le facteur Mon métier, c’est d’être en contact avec les gens, pas vrai ? Alors, à la longue, on finit par apprendre des choses sur les relations humaines.
Casimir Donc, vous pensez qu’on pourrait les réconcilier ?!
Le facteur Ce sont deux personnes de bon sens, et si on leur offre l’occasion de se raccomoder, ils ne refuseront sûrement pas !
François entre, une lettre à la main.
François Bonjour, tout le monde ! Voulez-vous entendre le mot que je viens d’écrire à l’illustrissime Julie ?
Casimir Euh… C’est gentil, au moins ?!
François Jugez-en : « Pitoyable petite peste, je crois me souvenir que tu sais vaguement lire. Aussi, bien que je n’aime pas le gaspillage, je t’écris ces lignes que tu seras incapable d’apprécier à leur juste valeur, pour te dire que ton insignifiance n’a d’égale que ta pauvreté d’esprit. On sait que le mot Culture te fait plutôt penser aux artichauts qu’à la philosophie, et le jour où on ouvrira le bal des benêts, on ne trouvera même pas de bourricot assez borné pour mener la danse avec toi. Salutations ricanantes.» C’est envoyé, ça, non ?! Elle va en pleurer la nuit en mordant son oreiller. Au revoir !
François sort, laissant Casimir, Hippolyte et le facteur médusés et accablés.
Casimir C’est effroyable !
Hippolyte C’est terrible !
Le facteur C’est atroce !
Julie entre à son tour, tenant elle aussi une feuille de papier à la main.
Julie Bonjour ! J’ai vu que François sortait d’ici, et je me doute de ce qu’il vous a lu. Mais je ne serai pas en reste…
Casimir Julie, pitié…
Julie Ecoutez ça : « Monsieur le faux intello, quand on a une érudition qui se limite aux feuillets de calendrier et aux albums à colorier, on évite de ramener sa pseudo science, c’est encore le meilleur moyen de ne pas être trop souvent ridicule. Je te ferai savoir, en outre, que les gens comme toi ont à mes yeux la consistance d’un vieux spaghetti oublié au fond d’une casserole rouillée. Recevez, pauvre cuistre, l’expression de mes sentiments les plus dédaigneux. » Il ne va pas s’en remettre. A plus tard, Messieurs !
Julie sort.
Le facteur Je crois qu’on peut dire adieu à nos espoirs de réconciliation.
Casimir En effet…
Hippolyte On ne peut pas laisser faire ça ! Facteur, vous ne pourriez pas détruire leurs lettres, oublier de les leur remettre ?
Le facteur Pour sûr, j’aimerais bien, Hippolyte, mais si on s’en aperçoit à la poste, j’aurai les pires ennuis !
Casimir Et de toutes manières, ça ne règlerait pas leur conflit ! Non, à mon avis, la meilleure solution, ce serait…
Hippolyte et le facteur Ce serait… ?
Casimir a du mal à parler, sa voix s’étrangle.
Casimir Ce serait que l’un des deux quitte l’île !
Hippolyte et le facteur en restent bouche bée.
Le facteur Casimir, tu réalises ce que tu viens de dire ? Si l’un des deux s’en va, ça laissera un vide impossible à combler !
Casimir Vous préférez les voir se battre tous les jours dans le jardin devant les enfants?! Vous avez vu comme moi, leur mésentente vire à la tragédie !
Le facteur Mais on ne peut pas se passer d’eux ! Ils sont l’âme du jardin !
Hippolyte C’est vrai ! François est si savant et si inventif. Et Julie est si tendre et si douce. Enfin, du moins, quand elle ne parle pas à François…
Casimir Si l’un des deux nous quitte, on pourra toujours rester en contact par courrier ou par le bateau.
Le facteur Ce ne sera plus jamais la même chose, Casimir, et tu le sais…
Barnabé apparaît soudain sur la table.
Barnabé Bon, bon, bon, bon… Il faut resserrer les liens d’amitié entre François et Julie… Bon… Et pour les resserrer, j’ai besoin d’une clé de douze. Albeeeeeeeert !
Albert apparaît.
Albert Voilà, voilà, voilà, j’arrive ! Que désires-tu, mon très cher Barnabé ?
Casimir Dites donc, ça suffit, vous deux ! C’est un épisode triste, au cas où vous ne l’auriez pas compris !
Albert et Barnabé sortent.
Albert Ben quoi, on venait juste pour détendre…
Casimir Et si on essayait tout de même une dernière fois de les réconcilier ?!
Le facteur Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, m’a dit un jour Monsieur du Snob.
Hippolyte C’est bien dit, ça !

Casimir, le facteur et Hippolyte sortent tristement de la maison, et arrivent dans le jardin… où ils aperçoivent François et Julie, sur le banc, occupés à rire et à plaisanter joyeusement.
Hippolyte Vous voyez ce que je vois ?!
Casimir Oui, et je comprends de moins en moins.
Casimir, Hippolyte et le facteur s’approchent de François et Julie.
Casimir Bonjour, vous deux !
Le facteur Alors, vous êtes réconciliés ?
François Pardon ?
Julie Réconciliés ?
François [à Julie] On était fâchés ?
Julie Pas que je sache !
Casimir Vous n’allez pas vous moquer de nous ! On a bien vu la haine qui s’est installée entre vous, ne dites pas le contraire !
François La haine ? Vous êtes malades ! Comment pourrais-je haïr mon amie de toujours?!
Julie Et pourquoi voulez-vous que je déteste mon camarade en or ?!
Le facteur Mais enfin, vos disputes, vos lettres d’insultes…
François Oh, ça ? Explique-leur, Julie…
Julie Depuis peu, on participe à un atelier de création littéraire ! Et en ce moment, on travaille sur les invectives, les disputes de théâtre, etc.
François On fait d’abord un peu d’improvisation orale, et puis, on couche nos idées sur papier. C’est ce que Casimir a entendu et ce qu’on vous a lu tout à l’heure.
Casimir [soulagé] Ah bon, ce n’était que ça ?!
Julie Mais c’était si gros qu’on ne pensait vraiment pas être pris au sérieux ! On a même cru que Casimir entrait dans notre jeu... Manifestement, on est plus convaincants qu’on ne croyait !
Hippolyte [au facteur] Je n’ai pas tout compris, mais j’ai l’impression que ça s’arrange, non ?!
François regarde la lettre d’insultes de Julie.
François D’ailleurs, Julie, je vois que tu as mal placé ta virgule, ici. Toujours aussi désordonnée, même dans les signes de ponctuation.
Julie [bouscule François en riant] Dis donc, tu ne vas pas me donner de leçons, Monsieur je-sais-tout !
François C’est ce qu’on va voir !
Julie C’est tout vu, mon zami !
François et Julie se battent amicalement. Casimir, Hippolyte et le facteur, rassurés, éclatent de rire.
Casimir Oh, Julie !
Hippolyte Oh, François!
Le facteur Pour sûr, ils sont adorables !
Casimir Ton gauche, Julie !

FIN


(c) Décembre 2005. Texte du Chapelier fou d’après les personnages créés par Y.Brunier et C.Izard. Titre suggéré par Mr Bruno.


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