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Un café avec... Casimir

"Se retrouver entre copains, se déguiser en Maya l’Abeille ou en Albator pour chanter les génériques de son enfance n’empêche pas d’avoir des responsabilités dans la vie active, et ce n’est pas pire que se défoncer à la bière en regardant le foot à la télé !"

En transe, des trentenaires au bouc bien marqué chantent main dans la main et les yeux en pleurs, le regard fixé sur l'écran géant. Paré de T-shirts comiques et ornés de perruques rigolotes, ils ont en commun le fait de vouer un culte au monstre Casimir. Cette star des années 70 aurait pu tomber dans les acides et les orgies collectives comme tant d'autres à la même époque. Mais non, Casimir aime le végétal, les mélanges inoffensifs, l'amitié de l'enfance en France, les bonnes vibrations.

La génération Casimir l'a placé au rang d'idole absolue, d'être par qui la lumière arrive. Les redifs sur les chaînes cablées font que petits et grands savourent ses aventures ensemble, en famille recomposée heureuse, les enfants et les jeunes parents mordant rageusement dans la même pizza commandée à domicile.

Casimir est venu prendre un café au Café. Nous l'avons écouté religieusement. Car, si notre époque est celle de la domination des figures enfantines, Casimir est certainement le chef de file de ce mouvement. Il a été largement plus charismatique que Marc Blondel.

Suntorii



Suntorii : Bonjour Casimir, je vous avoue que ça fait drôle de vous voir rentrer dans le café. Etrangement, vous êtes le seul monstre a ne pas faire fuir les clients ici. Vous prenez quoi ? Un café ?

Casimir : Si vous n’avez pas de sirop d’anchois, servez moi un café-grenadine.


1- Je suis tout à fait conscient que je m’adresse à un véritable phénomène de société. Et durable en plus. Ca fait combien de temps que vous existez ?

Je ne sais pas si je suis un phénomène de société ou un phénomène de foire, en tous cas je vais fêter mes 30 ans et j’en suis fier !


2- Je suis heureux d’être en face de vous parce que je suis le premier à critiquer la nostalgie télévisuelle et l’adoration des icônes enfantines passées. Peut-être que je me trompe, mais je trouve qu’une vie d’adulte est largement aussi chouette qu’une vie d’enfant. Vous en pensez quoi, vous, de ces bandes de trentenaires festifs qui continuent à chanter les génériques des dessins animés de leur jeunesse et à se réclamer de la génération Casimir ?

Vous voulez parler des "adulescents", la "Kid génération" dont je suis devenu l’un des symboles ? J’ai mis du temps à comprendre ce phénomène qui est pour certains une régression infantile. Pour d’autres, garder un pied dans l’enfance est un moyen de retrouver ses racines. Replonger dans le "temps des rires et des chants", c’est un peu s’échapper du temps du chômage et des emmerdements. Se retrouver entre copains, se déguiser en Maya l’Abeille ou en Albator pour chanter les génériques de son enfance n’empêche pas d’avoir des responsabilités dans la vie active, et ce n’est pas pire que se défoncer à la bière en regardant le foot à la télé !
Sans tomber dans la nostalgie poussiéreuse, on peut dire que les séries de cette époque s’adressaient plus à l’esprit qu’au porte-monnaie. Ce n’était pas encore la télé du fric… Ceci dit, c’est bien de garder un pied dans l’enfance, mais pas les deux !


3- Vous aviez disparu pendant quelques années. J’ai l’impression que l’on entendait plus du tout parler de vous. Et puis vous êtes revenu en force au moment de la grande mode des remixes techno, dans les années 90 deuxième partie. Vous étiez partant pour ce come-back ou alors vous ne saviez plus quoi faire d’autre, vous vous embêtiez ?

J’avais carrément pris ma retraite et Yves Brunier m’avait oublié. Avec le retour en force des années 70-8O, j’ai eu envie de voir ce qu’étaient devenu mes copains d’enfance et aussi de les surprendre un peu en apparaissant dans des lieux et des situations où on ne m’attendait pas.


4- Casimir, ça vit combien d’années, un monstre gentil ? Plus qu’un chat, on le sait maintenant. Mais, êtes-vous donc immortel ? Si oui, le débat sur le clonage et le prolongement de la vie doit déjà vous faire bien rire…

Un Casimirus vit tant qu’on le laisse vivre. Pour l’instant, la grande majorité du public ne souhaite pas ma mort !


5- Avant, vous étiez plongé dans un monde de plaisir, mais aussi de business. Produits dérivés par centaines (disques, poupées, peluches…), show télé qui cartonne à une heure de grande écoute… Et aujourd’hui, on vous retrouve certes vendeur de T-shirt, mais aussi de manière surprenante impliqué dans le mouvement associatif. Vous participez aux programmes de Télé-Bocal, une télé associative dans laquelle on retrouve aussi Adonis, qui est venu prendre un café ici il y a quelques semaines. Pourquoi cette démarche ?

Il ne faut pas confondre l’exploitation de mon image et ce que je suis… Je ne suis pas un vendeur de T-shirts. Le business n’est pas mon truc ! Je n’ai jamais géré tous ces produits dérivés. Tout ce qui se revend depuis 3 ans avec ma tête ne m’a pas rapporté 1 centime. Du moment que je peux me payer mon Gloubi-Boulga, je me fiche qu’on gagne de l’argent sur mon dos... Je ne vois pas ce qu’il y a de surprenant que je sois copain avec Adonis; il est comme moi un personnage unique et en marge qui s’adapte à tout mais ne s’intègre à rien et ne se laisse pas récupérer.


6- Casimir, entre nous, vous avez quelques kilos en trop. Votre bedaine est rebondie. A une époque où l’esthétique est tout, ou la course à la beauté et la lutte contre la chute de cheveux sont presque des causes nationales, que pensez-vous faire pour réagir rapidement ?

Passez-moi le sucre… Pardon ? C’est quoi la question ?… Vous cherchez à me vexer ? Moi, je me sens bien dans ma peau orange ! Et vous, vous ne vous sentez pas un peu à l’étroit dans votre peau ?


7- Sur votre site internet, qui est très bien réalisé et assez drôle, vous proposez des formules d’animation pour les night-clubs des ex-bambins en solo, duo ou trio. Mais qui sont vos acolytes ? Et que faites-vous concrètement ? On a du mal à vous imaginer plongé dans la fumée des discothèques françaises ! N’est-ce pas un moyen rentable de rencontrer dans le cadre d’une activité professionnelle lucrative de jeunes filles en débardeur avantageux ?

Mes acolytes sont mes copains de toujours : mon cousin Hippolyte et Léonard.
J’aime bien me plonger dans des lieux qui me sont étrangers, mais les discothèques, on ne m’y voit plus beaucoup. C’est pas là que je trouverai la Casimirette de mes rêves… Il est vrai qu’une copine de 1m90 avec 2m50 de tour de taille et des pois jaunes et rouges, c’est pas facile à trouver.


8- Je parlais tout à l’heure de votre immortalité éventuelle et de vos rapports avec le clonage. Mais, finalement, vous êtes déjà éternel. Si la télé s’arrête d’émettre, vous serez toujours là, en plastique, dans les foyers. Vous nous survivrez tous. Si demain je disparais, vous existerez, vous. Vous êtes donc une sorte d’être philosophique supérieur.

Je ne suis qu’un produit télé, et toutes les semaines une star de la télé tombe dans l’oubli; mais bien sûr, je continuerai à exister… En figurine sur une cheminée, entre Babar et Obélix, même si j’avais d’autres aspirations.


9- Ce qui est étonnant, c’est votre côté fédérateur, puisque vous êtes aimé des presque vieux comme des tout petits. Les chaînes câblées rediffusent à la louche vos émissions passées, le circuit de la nostalgie tourne à plein régime… Votre parcours est le même que celui du groupe Indochine, qui attire dans ses concerts de gens de 13 à 40 ans. Vous pourriez utiliser une telle popularité en politique… Je ne donne pas cher des actuels grands gagnants de 2007 si jamais vous déclarez votre candidature !

La politique ? Pourquoi pas. Le slogan sur mes affiches serait "Pour un ciel plus bleu, votez Casimir". Je promettrais à tous les Français 35O jours de soleil par an et un programme écolo :
-Non au Gloubi-boulga transgénique, oui au Gloubi-boulga biologique !
- Un jardin pour tous, une île pour chacun !
- Non à l’auto, oui au vélo !… Et bien sûr, tous les monuments publics seront repeints en orange.


10- Casimir, toutes ces tâches aux couleurs vivaces sur votre peau, vous avez vérifié ? Vous êtes sûr que ce ne sont pas des débuts de mélanomes malins ? Méfiez-vous, le soleil tape dur de nos jours…

?… Mélanome vous même, restez poli ! Vous devriez savoir que mes jolies taches rondes sont des grains de beauté.
Le livre que je viens de publier aux éditions Nicolas Philippe "Mémoires du monstre orange" développe une bonne partie des questions que vous me posez, je vous conseille de le lire.
J’espère aussi que votre questionnaire ne m’attirera pas plus d’ennuis, car depuis la sortie de ce livre on veut m’empêcher de m’exprimer et même de penser !
Si vous avez Yves Brunier il vous expliquera pourquoi… Gloubigéantissime salut !


Suntorii : Casimir, c’était un plaisir, merci !
©
www.uncafe.com, mars 2004


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